Comment devenir la meilleure maman du monde

Je me rappelle que quand j’étais petite, je me réveillais le matin de mon anniversaire et je me regardais dans le miroir en me demandant si je me sentais différente. J’avais 1 an de plus que la veille : wow! C’était important. Les grandes étapes de la vie nous marquent à jamais et devenir maman ne fait pas exception. On doute et on se questionne beaucoup. J’aurais tendance à dire qu’une telle remise en question nous fait inévitablement évoluer. Toutefois, si nous tenons pour acquis que devenir responsable de la survie d’un petit être humain fait de nous une meilleure personne, pourquoi y a-t-il encore de mauvais parents sur cette terre?

Entendons-nous, nous espérons tous devenir les meilleurs parents pour notre enfant. C’est même l’une des premières pensées que j’ai eue lorsque j’ai su que j’étais enceinte. Je me suis retrouvée à analyser mon parcours, ma relation avec mes propres parents et les défauts de ceux-ci que je ne voulais pas répéter… Il y a aussi les valeurs communes et individuelles que l’on souhaite transmettre. Bref, c’est énormément de pression sur les épaules des futurs parents ça!

De nos jours, il existe aussi une panoplie de courants et de méthodes en matière de parentalité et d’éducation. Cododo, DME, 5-10-15… Les parents qui recherchent LA meilleure technique ont de quoi perdre la tête. Qui plus est, il existe parfois une sorte de compétition malsaine entre les parents : « Mon petit Henri-Jules faisait ses nuits à 2 semaines! » « Ma petite Noémie-Lune, elle, marchait à 8 mois! » Sans oublier les parents qui scandent à qui veut bien l’entendre que leur enfant est surdoué, sans lui avoir fait passer de test de dépistage… La nature humaine étant ce qu’elle est, nous avons inévitablement besoin de nous rassurer. De recevoir une petite tape dans le dos et de nous faire dire que l’on fait une bonne job. Mais qu’est-ce qu’il nous faut pour attester notre réussite en tant que parent?

Vintage+Beach+14

Réussir en tant que parent est un travail de longue haleine. Je peux seulement imaginer que nous nous sentons accomplis lorsque notre enfant obtient son diplôme ou quitte le nid familial. Je ne sais pas quel genre de maman je serai lorsque Léon aura 2 ans, 10 ans et 15 ans, mais, s’il y a une chose que je sais, c’est que je ne serai pas une mère parfaite. Je ferai probablement des erreurs et je culpabiliserai à n’en pas dormir la nuit. Je sais aussi que je ne veux pas mettre de la pression sur mon garçon pour qu’il entre dans une grille de performance prédéterminée. Je refuse de régler son horaire au quart de tour avec une multitude d’activités pour qu’il ne « perdre pas son temps ».

Je souhaite qu’il fasse aller sa créativité pour s’inventer des jeux à partir de rien. Qu’il fasse des cabanes avec des coussins ou une caverne sous l’escalier. Je veux qu’il n’ait pas peur de l’ennui, parce qu’il est sain de s’ennuyer, parfois. Je sais aussi que je vais le couvrir de tout mon amour et l’encourager dans ses rêves les plus fous. C’est pas mal tout ce que je sais, parce que le reste, on verra. Être un bon parent, c’est surtout écouter son instinct. Et ça, ça ne s’étudie pas dans les livres.


Crédits photo dans l’ordre:
August 1935: Pupils from the International Institute of Margaret Morris Movement practice on the beach at Sandwich on the Kent coast, England. (Reg Speller/Fox Photos/Getty Images)
June 1936: A woman swings a child on the beach at Bridlington, Humberside, England. (Fox Photos/Getty Images)

 

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