Le slow living et comment le pratiquer au quotidien

Avez-vous parfois l’impression de manquer de temps pour faire toutes ces choses sur votre to-do list? On ne s’en rend pas toujours compte, mais, pour la majorité d’entre nous, réussir à intégrer un brunch dans notre case horaire surchargée est synonyme d’un week-end réussi. Et nous voilà à passer le reste de notre congé hebdomadaire à laver les planchers, faire du lavage et courir les boutiques! Le slow living n’est pas facile à intégrer dans sa vie, et moi-même je me surprends souvent à me dire : « Wô! Là, Émilie, tu vas prendre du temps pour TOI. » Il s’agit d’un mouvement créé en réaction à ce mode de vie effréné où la performance est reine et où l’on mesure la qualité de vie d’une personne en fonction de ses photos Instagram. C’est un éloge au ici et maintenant, au fait de prendre son temps, qui n’est pas sans rappeler le hygge danois que plusieurs voient comme la recette du bonheur, s’il en existe une.

Se donner le droit d’être fatigué

En tant que nouvelle maman en congé de maternité, ma vie est en quelque sorte réglée au rythme de mon bébé. À 6 mois, Léon commence à avoir ses petites habitudes, de sorte qu’il est maintenant plus facile pour moi de prévoir mon horaire de la journée. Par exemple, pendant ses siestes, j’ai toujours tendance à en profiter pour passer l’aspirateur, faire du lavage, etc. Dès que je me dis que je veux juste relaxer sur le divan à ne rien faire, la culpabilité s’empare de moi… Parce que j’ai l’impression que la maison doit être propre et/ou que le souper doit être prêt quand mon chum arrive de travailler. J’ai toujours cette petite pensée derrière la tête qui me dit que je n’ai pas le droit d’être fatiguée, parce que j’ai la chance que mon bébé dorme des 10 heures d’affilée la nuit! Rassurez-vous, ce n’est pas du tout mon copain qui me met cette pression-là. C’est comme si ma seule façon de me démontrer à moi-même que j’ai fait quelque chose de constructif dans ma journée est de faire des choses tangibles. S’occuper d’un bébé à longueur de journée, ça ne se compte pas vraiment! Encore cette maudite notion de performance qui revient sans cesse.

Le mot d’ordre : gratitude

Comment fait-on pour appliquer le slow living dans sa vie? Premièrement, on décroche. Le cellulaire, l’ordinateur et tout autre gadget électronique sont laissés de côté pour éviter le défilement infini de nouvelles insipides et énergivores. On s’épargne en même temps les photos Instagram de gens qui semblent DONC bien avoir une plus belle vie que la nôtre! Ce qui m’amène à mon deuxième point : pratiquer la gratitude. Être satisfait de ce qu’on a, c’est tellement important pour être heureux dans la vie! On arrête de se comparer et on remercie le Ciel (et on se donne une petite tape dans le dos par le fait même) pour ce qu’on a déjà. Ensuite, on déculpabilise. C’est la partie la moins instinctive du lot, parce que notre tête adore nous faire sentir coupable. Les « j’aurais dû » et les « j’aurais pu » doivent prendre le bord et on doit apprendre à accepter qu’on est des humains, sensibles et imparfaits de nature. Pourquoi toujours viser la perfection quand on devrait plutôt rechercher l’équilibre?

Une fois qu’on a réussi à délaisser la culpabilité de ne pas avoir fait la vaisselle, on se plonge dans une activité qui demande d’être dans le moment présent : écrire dans un cahier (oui oui, avec un vrai crayon), dessiner, lire, boire du thé, faire du yoga, méditer, cuisiner, fabriquer quelque chose de ses mains, etc. Ces activités ne demandent pas d’accomplir quelque chose dans un temps précis, mais d’être présents, tout simplement. À l’ère des réseaux sociaux, il est tentant de partager nos accomplissements pour obtenir quelque chose en retour, une sorte de badge de reconnaissance qui fait du bien à notre ego. C’est pourquoi je vous lance un tout mini défi slow living cette semaine : faites quelque chose pour vous et résistez à la tentation de le partager à qui que ce soit. Ça va être dur, je le sais! Conservez ce moment précieux dans votre jardin secret, réfléchissez à ce qu’il vous a apporté personnellement et chérissez-le.

Bonne semaine! 🙂

 

 


Crédits photo dans l’ordre:
Joanna Kosinska/Unsplash
Toa Heftiba/Unsplash
Tom Holmes/Unsplash

2 Comments

  1. Allo Émilie, c’est un très beau texte. J’ai eu aussi le même sentiment de culpabilité en congé de maternité. Et je l’ai encore…et ce n’est pas non plus à cause de mon chum.
    Je dois dire que c’est très, très rare que je m’accorde une sieste en pm les w-ends. Je te dirais même que je les compte sur les doigts d’une main…trop de choses à faire, ou à penser de faire. La culpabilité! Mais on apprend…sur le tard, dans mon cas. Tu seras plus sage que moi quand tu auras mon âge je crois bien! xxx

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