Le tourbillon

Hello world! Je sais que j’ai été particulièrement silencieuse dans les dernières semaines (derniers mois?), mais j’avais une bonne raison. J’ai recommencé le travail… Et je vais vous dire une chose : OUF. Le titre de cet article ne découle pas du hasard. Je suis dans un véritable tourbillon depuis le début d’octobre. Léon a commencé la garderie de façon graduelle et je suis retournée au boulot 2 semaines plus tard, à temps plein. Sortir de sa bulle de maternité pour aller affronter l’écrasante heure de pointe dans les transports en commun, ça relève du miracle. Surtout quand le timing de tout ça correspond au début des petits vents frisquets et de la goutte au nez.

Vous voyez, les nouvelles mamans travailleuses, on revient de loin, et on a un peu le sentiment d’être une princesse de Disney qui débarque dans la vraie vie, froide et sans pitié. Je dois mettre une alarme? Je dois porter des jeans? Je dois toucher des choses qui ont été taponnées par des centaines d’inconnus? Adieu les petits matins où tu te faisais réveiller par les gazouillis de ton bébé. Terminées les longues promenades au parc dans le pays enchanté du cardio-poussette. Finies les siestes d’après-midi juste-pour-le-plaisir ou le binge watching d’Outlander en bobettes.

Je ne dis pas que ça a toujours été si facile, au contraire. J’ajouterais aussi que j’ai gagné le gros lot en matière de bébé, car Léon faisait ses nuits très tôt et a toujours été réglé au quart de tour pour l’horaire des boires et des siestes. Dans les derniers mois, j’avais donc droit à de belles heures à moi toute seule et je refusais de culpabiliser au sujet des tâches ménagères. J’ai fait du yoga, de la cuisine, de l’écriture, de la lecture et j’ai vraiment pris soin de moi.  

Par contre, je dois avouer que j’avais hâte de retourner au travail. Mine de rien, le travail nous pousse à nous dépasser (et à nous habiller le matin, pour certains). Il nous donne l’impression de faire partie de la « gang » et nous oblige à parler à d’autres êtres humains. Et, sans oublier, le travail nous offre d’autres sujets de conversation que la texture du dernier caca et la commission qu’on a réussi à faire avec la poussette. Juste pour ça, j’étais prête à endurer la sardine souterraine.

Première journée au boulot 

Ça fait maintenant deux semaines que j’ai recommencé et ça va déjà très bien. On a commencé à développer une routine matinale qui permet aux deux membres adultes de la triade de prendre une douche, c’est déjà ça! On réussit à aller porter Léon à la garderie à une heure raisonnable sans rien oublier et à l’habiller avec des vêtements qui matchent un moindrement. On a même commencé à faire de la meal prep le week-end afin de ne pas mourir de faim ou de ne pas commander du resto 5 soirs par semaine.

Cette routine, elle se dessine tranquillement, se raffine et s’intègre dans notre nouvelle vie qui défile à 100 km/h. Malgré tout, on souhaite prendre notre temps pour ne pas se laisser avaler par le gouffre du métro-boulot-dodo. On a la chance d’avoir les moyens d’embaucher une femme de ménage et une gardienne à l’occasion pour nous laisser le temps de profiter des petits moments qu’il nous reste ensemble. De laisser de la place à l’improvisation, à la surprise et au spécial. Dimanche, nous célébrerons le premier anniversaire de Léon et ça me rend heureuse. Ça signifie qu’on a réussi à passer au travers de cette bourrasque et qu’on est des parents pas pires bons, finalement.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Navigate