Voyager sans bébé, sans culpabilité

Au début du mois d’août, mon copain et moi avons décidé de partir en voyage 9 jours sur un autre continent. On allait assister au mariage d’un couple d’amis en France et il s’adonnait que Gab était le célébrant (long story short, il s’agissait d’un mariage laïque québécois et il fallait que le célébrant soit d’ici). Il était évident pour nous qu’on n’allait pas amener Léon afin de pouvoir vraiment profiter de notre court séjour en Europe.

On a demandé aux gentilles mamies si elles voulaient se partager la garde et — eurêka! — elles ont accepté avec plaisir. C’est donc le cœur un peu lourd, mais la tête dans les nuages que nous sommes partis tous les deux, chose qui ne nous était pas arrivée depuis la naissance de Léon.

Se déroulant à une auberge de Saint-Denis-d’Orques, le mariage était tout simplement magique :  la campagne française, de grandes tables à l’extérieur, une ambiance des plus champêtres et des plats plus délicieux les uns que les autres. En plus de célébrer l’amour d’un couple d’amis, on a rencontré de merveilleuses personnes et fait la fête comme s’il n’y avait pas de lendemain avec le bon vin qui coulait à flots. Que demander de mieux?

C’est avec la fatigue au corps et le visage un peu plissé que nous avons embarqué avec un ami le dimanche matin en direction de Moutiers-sur-Boëme, pour passer la nuit chez le père du marié. Notre destination suivante étant Bordeaux, on souhaitait couper la route en deux et patauger dans la piscine alors que la chaleur accablante nous empêchait de penser. 42 degrés, c’est chaud en titi! Du coup, j’en profite pour remercier Alain et Sylvie pour leur aimable hospitalité. 🙂 

Le lendemain, on reprenait la route jusqu’à Bordeaux, cette ville magnifique avec ses ruelles pittoresques, le quartier Saint-Pierre et la fameuse place de la Bourse avec son miroir d’eau. Ce n’est pas mêlant, je me serais bien vue vivre ici! On a même eu droit à une visite privée du vigneron d’un petit château concoctant des vins biologiques natures caressés à la main en soirs de nouvelle lune…

Après quelques jours, on s’est dirigé vers notre destination finale, Mimizan Plage, où d’autres amis nous attendaient pour nous gaver de saucisson, d’alcool gratuit et de plaisir partagé. Autant vous dire que mon foie me suppliait de rentrer à la maison après ces 9 jours de gastronomie française.

Quelques fois, je pensais à Léon et un petit nuage gris s’installait au-dessus de ma tête. Je me demandais s’il était bien, s’il s’ennuyait de moi, s’il pensait qu’on l’avait abandonné… J’envoyais alors un petit message à ma mère pour me faire rassurer. On se faisait quelques appels vidéo ici et là et, comme de fait, il avait l’air heureux comme un poisson dans l’eau. Bien que les larmes me montaient rapidement aux yeux en le voyant, je restais convaincue d’avoir fait la bonne chose.

J’étais heureuse et je profitais pleinement de mon voyage, car je savais qu’une occasion comme celle-ci ne se représenterait pas de sitôt. Pour être les meilleurs parents possible, il faut d’abord être heureux en tant que couple et en tant que personne individuelle. En s’offrant ce voyage, on se permettait de se retrouver et de revenir reposés, le cœur rempli d’amour et de souvenirs magiques. C’est ça, je crois, un « égoïsme sain »?

Et vous, avez-vous déjà voyagé sans bébé?

 

1 Comment

  1. Oui
    Et….attention!
    C’est dans ces situations que l’on place facilement une commande pour un petit frère ou une petite soeur!!….

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